
Il a gravi un à un tous les échelons de son art. C’est comme une montagne, on monte, on monte et quand on est au sommet on ne peut pas aller plus haut. On ne peut que redescendre et c’est là, face au vide, que l’on ressent le vertige.
La beauté et la sérénité d’un couple jouant chacun son rôle à la perfection : voir leur bonheur face à Darius juste avant Noël. Quand on règne paisiblement sur une magnifique brigade, quand la planète vous sacre, où peut-on aller, comment faire encore mieux ? Et tous ces gens qui vous attendent ici et là-bas, comment ne pas les décevoir ? Comment et à qui dire son désarroi ? Fuir, disparaître, mais où ? La planète est devenue si petite…
Le désespoir, l’absence de possibilité d’aller plus haut, le saut dans le vide…
Adieu Benoît ! Comme l’a dit quelqu’un : les anges vont se régaler et nous on restera en espérant que c’est la paix que tu as trouvée. Nous resterons en pensée avec ton épouse, ton fils et ta brigade. Puissent-ils tous ensemble continuer à vivre avec le même idéal d’excellence pour continuer ton œuvre et te rendre l’honneur que tu as si bien mérité par le plaisir que tu as tant donné.
Bernard Attinger, Sion
Le 11 février 2016
Centre Gauche-PCS
Valais romand
1950 Sion
CP : 17-297374-5