
Pour avoir commencé par argumenter sur leurs propres salaires, les profs et la FMEP, vont contribuer, par cet égocentrisme, à leur propre défaite. Ils ont oublié que le premier message à faire passer n’était pas celui de leurs privilèges mais celui des conséquences de cet ETS1 sur le dos de l’école. Ces réductions de prestations en faveur des élèves défavorisés, cette augmentation du nombre d’élèves par classe et la diminution des heures d’appui auront des conséquences sur de nombreux jeunes Valaisans qui seront laissés sur le bord de la route et qui viendront, plus tard charger les dépenses sociales et parfois remplir nos prisons.
Bon, le tout-ménage récent de la FMEP rattrape un peu le message initial.
Des économies, il en faut, mais il y a d’autres possibilités. Ma marotte consiste, depuis plusieurs années, à proposer que l’on réfléchisse à une réduction de cinq à quatre années la durée du collège, comme dans la plupart des cantons. Cela correspondrait pratiquement au montant à économiser et réduirait d’une année les frais d’études de nombreuses familles mais voilà des profs de collèges devraient aller enseigner dans des cycles, aux salaires plus bas, aux heures plus nombreuses et aux élèves plus turbulents, d’où leur résistance à toutes modifications malgré la baisse de compétitivité de ces collèges. Et comme leur grand chef est issu du même milieu…
Conclusion : au lieu d’un débat corporatiste, qui ne donne pratiquement aucune chance au référendum on aurait pu avoir celui de la qualité et compétitivité de l’école valaisanne…
Dommage. Et c’est toute la fonction publique va en subir les effets…
Bernard Attinger, Sion
31 octobre 14
