
Il y a bientôt 20 ans que nos Chambres ont commencé à organiser la pénurie de médecins. Ils ont inventé le Numerus Clausus dans les universités alors que l’on pouvait savoir, vu l’âge des médecins pratiquant, qu’on allait vers une impasse. Depuis, on pille les pays pauvres pour alimenter nos hôpitaux et nos cabinets médicaux tout en pleurant que ces médecins ne parlent pas le Schwyzerdütsch…
En matière d’alcool ces mêmes parlementaires ont diminué de 50% les taxes sur l’alcool et ouvert nos frontières. Ils ont, en même temps, diminué de moitié aussi (logique, non ?) les moyens pour faire de la prévention et, encore, autorisé la pub pour les alcools. Les mêmes, maintenant, se plaignent de l’augmentation de 70% de l’alcoolisme chez les jeunes et proposent de ne plus leur payer les soins…
Quand ils ont créé le deuxième pilier, ils ont fixé des cotisations qui augmentent avec l’âge, ceci aussi bien pour la part patronale que pour celle des employés. Depuis, tout le monde se plaint que les plus de cinquante ans finissent au chômage. L’intention était louable : on voulait que ces personnes bénéficient d’un capital correcte, à 65 ans, mais avant ils ne touchaient rien, donc moins, c’était de toutes façons mieux…
Ca fait combien de temps que cette belle idée pénalise les aînés ? Au vu des conséquences nos parlementaires auraient eu largement le temps de corriger leur courte-vue.
Vous allez devoir élire vos nouveaux représentants et, comme l’ont dit les Sierrois lors des premières élections diffusées sur Canal 9 : « il ne faudra pas voter pour des cons » et de rajouter : “ce sera difficile“. A l’époque les candidats l’avaient mal pris.
Bernard Attinger, Sion
