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BernardAttingerLaGriffeLes jeux sont faits, c’est parti pour quatre années.

La peur a payé, les amis de nos étrangers de première génération : Blocher, fils d’un pasteur allemand réfugié en Suisse pour extrémisme religieux, Freysinger, de père autrichien fuyant les nazis ou, et amoureux d’une belle savièsanne, ont gagné.

En examinant toutes les votations au sujet des étrangers, de  Schwarzenbach à nos jours, on constate, chaque fois, que ce sont les villes, les communes et les régions qui en ont le moins, qui les rejettent avec le plus de force : la peur de ce que l’on ne connaît pas. Une étude sur la  région parisienne arrive aux mêmes conclusions : moins il y a d’étrangers plus on est xénophobe.

La propension des nouveaux arrivants, voir ci-dessus, à rejeter ceux qui pourraient encore arriver pour profiter des privilèges qu’ils viennent d’acquérir, avec le passeport rouge, est flagrante. Un peu comme le touriste qui achète son chalet et s’oppose, par tous les moyens, au projet du suivant qui veut faire comme lui.

Un peuple qui a la trouille, des autres, qui pense être tellement meilleur que les autres et qui se replie sur lui-même, qui se sclérose, ça sent la fin. Quand on la sentira venir il sera trop tard, nous n’aurons plus les forces nécessaires pour nous relever. Voilà ce que le peuple semble vouloir.

Bernard Attinger, Sion
30 octobre 2015

PS.- : citation : « si j’avais eu 300'000 francs de dons ce serait été un réel bonheur ».

Géraldine va pouvoir remplacer Pascal aux Francophonies et chez Lambiel…