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BernardAttingerLaGriffeL’accident de l’autocar en France, dans le sud-ouest, nous remet en mémoire celui du tunnel de l’autoroute à Sierre.

En regardant les reportages à la télé, en entendant les questions des journalistes et en m’énervant sur leur manière de montrer des personnes en pleur et de dire n’importe quoi je me suis demandé pourquoi ils ne se posaient pas les bonnes questions.

Dans l’accident de Sierre, la question de la fixation des sièges n’a jamais été posée et pourtant la mort des enfants est due essentiellement au fait que les sièges, mal fixés, se sont déplacés et écrasés vers l’avant. Si ces sièges étaient restés en place, combien de vies auraient été épargnées ? Personne, ni les experts techniques ni les juges n’ont abordé cette question.

De même en France, comment se peut-il qu’un autocar s’embrase à une telle vitesse en ne laissant presque aucune chance aux occupants de sortir avant d’être grillés vifs ?

Où se trouve le réservoir d’essence ? Les matériaux de construction du véhicule, avec toutes ces matières synthétiques, ne sont-ils pas responsables de la vitesse de propagation du feu ?

Dans ces deux cas il y aurait certainement la possibilité de modifier les normes de construction pour économiser des vies

Au lieu de tartiner pour faire de l’audience et pleurer le bon peuple, pourquoi les journalistes se révèlent-ils incapables de réfléchir pour poser les bonnes questions ?

Bernard Attinger, Sion
27.10.15