
On parle beaucoup de vaches à lait, et si on parlait aussi des vaches grasses ?
C’est toujours le même discours qui revient : il faut agrandir les routes, doubler les autoroutes, les transports en commun coûtent trop cher, il faut les sevrer.
Depuis que la bagnole existe il y a un principe permanent et général : plus il y a de capacité routière plus il y a de voitures et cela au nom du simple principe que les milieux “pro-routes“ se forcent d’ignorer mais dont ils provoquent et subissent les conséquences. C’est comme le “principe de Peter“ : lui démontre que chacun est destiné à occuper une fonction où il est incompétent car aussi longtemps qu’il est efficace il progresse dans la hiérarchie et lorsqu’il ne l’est plus, il reste à sa place. Pour la circulation, c’est la même chose : aussi longtemps que ça roule on prend sa voiture et dès que c’est saturé on arrête et on prend les transports publics. On pourrait faire six pistes dans chaque sens on sera bloqué à l’entrée des villes à moins d’y détruire les immeubles pour les remplacer par des routes extralarges.
Conclusion : la meilleure façon de bloquer les automobilistes, dans leur garage et sur les parkings, c’est de supprimer l’aide aux transports publics pour mettre encore plus de monde sur les routes…
En attendant Monsieur le représentant des importateurs de voitures fera son beurre.
Bernard Attinger, Sion
PS.- le titre de l’initiative est volontairement mensonger : “pour un financement équitable des transports“, et il oublie de préciser : par la route…
