
Il y a quelques semaines le public défilait dans l’usine électrique de Bramois pour y admirer tant les vieilles turbines que la nouvelle.
Il y a une vingtaine d’années nous avions pu sauver l’usine, cette cathédrale de l’énergie, de la démolition. Ils voulaient en faire une nouvelle, en contre-bas, pour augmenter la chute donc la production, nous, les protecteurs des monuments, avions pu la sauver.
Aujourd’hui le bâtiment est sauvé mais ici, comme ailleurs, c’est la vieille technologie, les turbines en fonte, les génératrices, tous les cadrans, les régulateurs, tous ces trucs que l’on voyait et comprenait, qui sont remplacés par du plus performant, si bien carrossés que l’on n’y voit et comprend plus rien… Les 4 vieilles turbines de Bramois vont être remplacées par deux nouvelles plus puissantes, l’espace de deux anciennes turbines restera vide.
Mon problème : on aurait pu installer les deux nouvelles turbines en conservant, sur place et sans grand frais, une des quatre anciennes comme témoignage des technologies d’il y a un siècle.
Dans ce Valais, lieu de résidence de tellement de belles installations hydroélectriques, bientôt centenaires, ne serait-il pas possible d’en conserver quelques témoins ?
Bernard Attinger, Sion
PS.- l’usine de Chandoline, à Sion, a été entièrement vidée…