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BernardAttingerLaGriffeQue reste-il des deux guerres d’Indochine ?

Diên Biên Phu, dans sa cuvette, après huit années de combat, voit la reddition, en mai 54, du général de Castries avec ses 11’721 soldats. Ils  vont finir dans des camps de prisonniers. Le général Giàp a gagné et Oncle Hô se retrouve avec la moitié du pays, au nord du 17°parallèle.

Dès 64 les américains luttent aux cotés d’un gouvernement corrompu. Ils s’enlisent dans les rizières et le 30 avril 1975 un blindé vient cueillir le dernier président du sud. Chacun a en mémoire les images honteuses des fuites éperdues, en hélicoptères depuis le toit de l’ambassade US.

Si on additionne les deux guerres on arrive à 1,5 mio de victimes vietnamiennes, 60'000 militaires US, un coût de 700 milliards de dollars actuels, 1,5 mio de boat-people, auxquels il faut ajouter les blessés, les amputés, la destruction des cultures par l’aspersion de l’agent orange, tout cela sans oublier les 1,7 mio de victimes cambodgiennes de Pol Pot porté au pouvoir par les USA.

Le Vietnam est réunifié sous la bannière communiste, Saigon devient Hô Chi Min-Ville.

En y arrivant, il y a quelques semaines, j’y ai trouvé les Mac-Do, le Coca, les gratte-ciels d’affaires et un capitalisme resplendissant.

Conclusion : valait-il vraiment la peine de se battre, de faire autant de victimes pour se retrouver là. N’en est-il pas de même des autres guerres, putsch, révolutions ?

Les seuls éléments positifs de tout ce carnage : Woodstock, Jimi Hendrix et Joan Baez plus quelques films à vous dégouter de la guerre ainsi qu’une leçon qui ne semble pas avoir été apprise.

Bernard Attinger, Sion
Le 7 janvier 2016