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BernardAttingerLaGriffeMars 1815, Napoléon remonte sur Paris et y renverse facilement le roi. Cela jette un froid sur toutes les monarchies réactionnaires et féodales d'Europe. Bien qu'il y ait des tas de choses à dire sur le Bonaparte, devenu Napoléon, de la désolation et des morts laissés sous ses pas, il n'en reste pas moins qu'il est le fruit de la révolution française, la créatrice des droits de l’homme. Son retour fout la trouille à toutes les couronnes si bien quelles s’unissent pour l'abattre. Quelques mois plus tard, à Waterloo, c'est ainsi la victoire de l'obscurantisme. C'est dans ce contexte et dans cet état d'esprit, qu'à Vienne l'Europe se redessine et que le Valais est rattaché, de force, à une «Confédération» suisse.

Dès lors pourquoi s'étonner que, dans cette situation, notre première constitution soit écrite dans l'esprit de l'ancien régime avec ces artificiels 13 districts, dont une majorité de haut-valaisans, et qui précise que le nombre de députés est le même pour chacun de ces districts: ainsi, l'ancienne majorité germanophone et conservatrice gardait son pouvoir sur la nouvelle majorité francophone. Il a fallu un quart de siècle et un risque de scission en deux cantons pour que la Confédération nous oblige à inscrire un nombre de députés proportionnel à la population. Constitutions de 1815, 1839, puis 1848 pour arriver à l’actuelle de 1907 et enfin le raté d'R21: il semble, pour conclure, que l'on n'en soit pas encore sorti... Mais ça approche…
 
Pour faire avancer, signez l’initiative de l’espoir et d’une Constituante.
 
Bernard Attinger,
Sion