
Depuis près d’un siècle le Rhône coule entre ses deux digues parallèles ; de temps en temps il s’en pète une et retrouve son territoire.
Bon, le problème, c’est qu’entretemps les activités humaines ont aussi occupé son espace et cela crée une concurrence assez malsaine.
Le projet Rhône 3 tente de rééquilibrer cette situation en rendant un peu de l’espace que les activités humaines ont pris au fleuve.
Si on pose la question du financement de cette vaste opération de revification de notre plaine il s’agit, en fait, pour les initiants, de ne rien redonner au fleuve et de l’enfermer entre deux murs bien solides et bien bétonné du haut jusqu’en bas.
Si on aborde la question avec à l’esprit la beauté du paysage et la qualité de la vie de la plupart des valaisans qui habitent cette plaine le choix devrait être vite fait. Un Rhône folâtrant un peu dans des espaces de nature et permettant aussi de développer des activités de loisir et de tourisme devrait nous séduire, cela d’autant plus que notre avenir touristique, en montagne, est un peu critique par rapport au réchauffement climatique et au Weber et autre LAT.
Il est clair que cela ne va pas se faire sans quelques sacrifices mais il s’agit du bienêtre et de la sécurité du plus grand nombre.
Ramus ne disait-il pas que “la chance du Valais était d’avoir le Rhône pour mesurer la terre et le Cervin pour mesurer le ciel“. Alors redonnons lui un peu d’espace vital, pour lui et pour nous.
Bernard Attinger, Sion