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BernardAttingerLaGriffeCe qui fait la richesse de l’espèce humaine c’est la diversité de ses couleurs, de ses langues, religions, coutumes, manières de se vêtir… Un peu, si j’ose, comme le nombre d’espèces animales et végétales qui résident sur notre planète. On s’attriste quand des espèces disparaissent, que fait-on quand des cultures humaines s’éteignent ?

Avec le grand mélange des hommes (et des femmes, pour Denyse) qui se développe, avec les transferts de populations et la généralisation des moyens de communications on assiste à une forme d’homogénéisation de l’espèce humaine. On dénigre le communautarisme, les marques distinctives des religions, le manque d’assimilation des populations immigrées. Ces critiques ne considèrent presque jamais les pertes culturelles qui vont avec cette acculturation. On voudrait que les populations migrantes s’intègrent et se noient dans la masse d’une pseudo-culture occidentale, du tip “Top models“, avec les pertes des richesses culturelles qui en découlent.

Et, en plus, cette intégration imposée se fait selon nos critères subjectifs : on supporte assez bien les Chinatown ou les Little Italy par contre, dès qu’il s’agit de populations musulmanes ou africaines, rien ne va plus. Le voile en est un exemple assez frappant, quand nos évolénardes ou nos bonnes sœurs en portaient, il n’y avait aucun problème.

Acceptons les différences en se respectant les uns les autres ceci au nom de la sauvegarde de nos richesses multiculturelles et si un voile vous dérange pensez à votre grand-mère, elle en portait certainement un.

Bernard Attinger, Sion

Note d'un autre Bernard, époux de Denyse : eh bien non, j'ai bien regardé toutes les photos de mes deux grand-mères (nées en 1894 et 1904) : elles n'ont jamais porté le voile.