
De honte, ma grand-mère haut-valaisanne doit se retourner dans sa tombe : être considérée comme une espèce en voie de disparition que l’on doit protéger…
Qu’est-ce qui leur a pris à nos grands députés d’en revenir aux affres des essais de Constitution d’il y a deux cents ans, ceux-là même que l’on fête cette année ? Pour conserver leur majorité ils, les Hauts Valaisans, avaient tout essayé: multiplier le nombre des districts du Haut et fixer le nombre de députés non par rapport à la population mais par district. Il a fallu que la Confédération refuse cette constitution et impose une répartition proportionnelle à la population. Et voilà que ce Grand Conseil, deux siècles plus tard et après moult tergiversations et propositions nous refait le coup tout en conservant les districts uniquement pour des raisons électorales.
Si la proportion, entre Welches et Schleux, se modifie c’est peut-être parce que quand ils descendent, ils s’acclimatent et ne remontent plus ou alors parce qu’ils utilisent le Lötschberg uniquement à l’aller, de là à les mettre sous protection comme une espèce de koala, voire de loup…
Sur le plan fédéral le Valais, suite à l’augmentation de sa population, voit ses sièges au Parlement passer de 7 à 8, pourquoi n’en serait-il pas de même pour nos députés ?
Et de tout ce remue-ménage de la Constitution, que reste-t-il ? Six régions : ok, et des districts, pour compter des voix, mais sans préfet, ça valait bien la peine.
Alors jetons tout cela à la poubelle et revoyez vos copies Mesdames et Messieurs les 130 députés (dont une moitié ne sert qu’à allonger les débats) !
Bernard Attinger, Sion