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BernardAttingerLaGriffe Pour marquer le deux-centième anniversaire de la fin de l’Indépendance du Valais, des évêques, votre quotidien nous relate, jour après jour, une de ces 200 années. Un très beau et très édifiant travail d’historien.

On y constate, page après page, les efforts des forces conservatrices et des amis hauts-valaisans pour conserver leur pouvoir. D’abord les religieux qui veulent conserver leur place au Parlement, y compris un siège pour l’évêque, et aussi leur mainmise sur l’école, tant primaire que secondaire. On y voit aussi comment, dans la Constitution, ces amis du Haut tentent de conserver leur majorité en trafiquant le nombre de districts avec des nombres de sièges ne correspondant pas à la population. On y parle aussi des combats entre les progressistes, radicaux-libéraux, et les conservateurs, à plusieurs reprises au Trient et ailleurs : ça va jusqu’aux fanfaronnades du Sonderbund et à la reddition plate et sans condition devant le général Dufour.

Tout au long de cette histoire, et de nos jours encore, ce sont les mêmes qui ont toujours essayé de freiner une évolution inéluctable, cela a été de même pour leurs combats contre l’AVS et de nos jours pour éviter une révision complète de notre vieillotte Constitution, et bien d’autres progrès toujours retardés.

Leur fin de règne semble être à l’horizon, ouf, mais le combat a été permanent et il n’est pas tout à fait terminé.

Ce qui me réjouit le cœur c’est que cette relation de notre histoire et de ces freins permanents puissent se lire dans ce quotidien qui, de sa création, jusqu’à l’engagement d’un François Dayer, a toujours tiré  activement sur les freins de notre évolution.

Bernard Attinger, Sion